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Notes en résidence / CArtes, UNIVASF, Juazeiro, Brésil : «Première vision du Brésil, en ouvrant une porte donnant sur la ville, une rue certes, mais autour de l’indéfini, du transitoire, du sable au sol. Sur le chemin, des favelas de couleurs et de précarités, des étendues de palmiers et de cactus, des vendeurs de fruits, mais aussi des piles de briques, des tas de mortier, ici et là, au bord de l’autoroute accidentée, puis plus tard dans les villages et encore dans la ville. Des bâtisses de briques rouges sans revêtement, des maisons en construction ou laissées inachevées, et encore des briques qui se découvrent, des murs tant stratifiés par l’usure qu’ils semblent à peine tenir. Dans cette première vision, la coexistence désorganisée autant qu’organique du projet et de l’altération, du mouvement et du suspens. Et d’une vie qui fonctionne, ainsi.»

«Atemoia 5 se déploie après coup, à partir du dessin d'un fruit découvert lors d'une résidence de création en 2017 au Brésil, et choisi pour sa forme, expressive d'une dynamique de croissance. Telle une graine, le dessin est lui-même mis en croissance, rétréci jusqu'à l'infime du point pour être ensuite progressivement agrandi. Ce mouvement organique se croise ici à des constructions en acier, comme des patrons de maison qui n'auraient pas fini d'être assemblés et qui pointent ainsi une dimension transitoire de l'architecture, entre croissance et décroissance. L'expérience au Brésil porte une dualité de processus, rencontrés dans le même temps : celui d'une grande fertilité et diversité végétale, avec la présence récurrente de fruits vendus aux abords des routes ; et celui d'une précarité architecturale, les étendues de favelas aux assemblages composites et fragiles, à l'échelle des paysages de montagnes ou mêlées aux immeubles au cœur de grandes villes, et les tas de matériaux de constructions laissés à l'abandon du fait de chantiers interrompus, marquant l'esthétique urbaine et la manière de se déplacer.»
 

 

 

 

ATEMOIA 5, 2019.
Série de 8 modules, acier, impressions numériques sur adhésif (avec agrandissements, rétrécissements) du dessin Atemoia (Juazeiro)
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Après la résidence CArtes au Brésil.
Vitrine, parcours des 30 ans de la Galerie La Ferronnerie, Paris.
© Anaïs Lelièvre


 

 

 

 

Dessin-source : Atemoia (Juazeiro), 2017.
Dessin et écriture, crayon et encre sur papier,
h. 50 x L. 65 cm.
Résidence CArtes, UNIVASF, Juazeiro, Brésil.
© Anaïs Lelièvre

 

 

 

 

 

 

CONTEXTE