C L O C
A N A Ï S L E L I È V R E
 
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"Quand je suis dedans, je suis en total lâcher prise. C’est presque comme si j’étais possédée. Il n’y a plus de distance entre mon corps, le corps de la CLOC et l’extérieur. Tout est poreux. Ce n’est pas un personnage. Ça devient moi. Je deviens hyper puissante. C’est moi qui peux tout faire, dans tous les sens et n’importe quoi. C'est comme quand on joue quand on est enfant. Je suis CLOC. Je ne réfléchis pas aux actions, ça vient tout seul. Ce n’est plus de l’ordre de la chorégraphie, c’est du vécu. À l’intérieur, j’ai chaque fois un imaginaire différent. C’est comme sous des couettes d’enfants. Personne ne nous voit. On se met dans des postures qu’on n’oserait pas. On retourne à l’animal qui rampe. On développe d’autres sensations que la vue, on approche l’extérieur par le toucher, un autre toucher, par les bruits, une ouïe étouffée. Je ne trouvais plus la sortie. J’avais l’impression de donner des coups aux gens. On me touchait mais je ne savais pas qui c’était. Je ne savais plus où j’étais. J’ai commencé à être perdu. Avec la lumière qui passait à travers, je baignais dans la chaleur et le rouge. J’avais l’impression qu’elle me mangeait. J’allais les engloutir avec mes tentacules. J’aimerais voir ce que ça rend de l’extérieur. J’aimerais en maîtriser les tentacules. J’aimerais qu’on me dise ce que ça fait. Je ne me préoccupe pas de l’effet. Je suis dans une bulle. Je m’invente des histoires folles. Une valse dans un château princier ou une limace qui s’étire sur des mètres..."









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© Anaïs Lelièvre 2012-2015