RENDEZ-VOUS AUX LAVALLOIS

CRÉATION PARTICIPATIVE DANS LE QUARTIER FERRIÉ / Du 19 au 28 mai / et du 18 au 30 juin

INAUGURATION / 1ER JUILLET 17h-19h au quartier Ferrié / Rendez-vous devant le restaurant Petits plats et Cie

 

 

Anaïs Lelièvre est actuellement en résidence d'artiste à Laval pour accompagner la réhabilitation du quartier Ferrié.

Grâce à l'action des habitants, le dessin d'un bourgeon entre en croissance et ouvre ses ramifications dans tout le quartier Ferrié. Précisément, le dessin est celui de l'intérieur d'un bourgeon de marronnier, en mémoire du grand marronnier malade qui devra être abattu dans ce quartier.
A mesure que ce dessin développe de nouveaux branchages, le quartier (auparavant militaire et fortifié) lui aussi revit, s'ouvre, se ramifie : de nouvelles voies de circulation sont créées, de nouveaux lieux d'habitations et de rencontres sont bâtis.
Ce projet met ainsi en scène ce chantier de transformation et participe d'un maillage entre les bâtiments et entre les habitants.
La présence invasive de l'oeuvre apparaît d'abord au visiteur comme une énigme, qu'il retrouve de multiples fois au fil de sa marche. La diffusion d'un QRcode l'amenant vers cette page web lui apporte ensuite quelques indices.


Les Lavallois sont invités à participer à deux types d'actions :
- Découpage et collage des ADHESIFS imprimés pour étendre le dessin sur les bâtiments. / Du 19 au 28 mai
- PEINTURE par POCHOIR sur le sol piéton au centre du quartier Ferrié (autour du restaurant). / Du 28 au 30 juin

S'INCRIRE EN CLIQUANT ICI. La durée de participation est libre. Chacun peut venir quand il le souhaite.

 

Les premiers bourgeonnements apparaissent déjà :
- à la LEGUMERIE (grâce aux employés de la Légumerie)
- à la MAISON DES ASSOCIATIONS (grâce à Laval Jeunesse)
- à LAVAL ECONOMIE EMPLOI (grâce à l'Ecole de la 2ème chance)
- au RESTAURANT Petits plats & Cie (grâce à des habitants volontaires)
- au BATIMENT 13 (grâce à des habitants volontaires)
- à la MAISON DE QUARTIER HILARD (grâce aux élèves en études CLAS)
- à l'ECOLE HILARD (grâce aux élèves de la grande section de maternelle jusqu'au CM)
- à l'ECOLE DE HAUTE-FOLLIS (grâce aux élèves ULIS)
- au COLLEGE DE MARTONE (grâce aux élèves de 3 classes de 6ème)
- et sous forme d'actions provisoires avec la PETITE ENFANCE, grâce à une oeuvre nomade (CRECHE A TIRE D'AILE, et Maison de quartier Hilard)
- et ailleurs encore, car chaque participant peut en emporter un morceau pour le coller en d'autres lieux.


 

 

EN SAVOIR PLUS...

Le déploiement d'un dessin à l'échelle du quartier Ferrié exprimera ses dynamiques et mutations à l'image de celles d'un arbre : par croissance et ramification.
A partir de la référence au grand marronnier malade qui devra être abattu, ce projet artistique prolongera sa mémoire dans tout le quartier, et donnera à lire le projet urbain à travers le prisme de la métaphore végétale :
- l'ambition d'un éco-quartier (forte présence de la végétation, matériau bois, etc.)
- l'ouverture d'une zone militaire close (fortifications) vers un réseau de circulations fluides, ouvert à de multiples possibilités de cheminement
- un nouveau lieu de vie à habiter, impliquant la création d'un réseau humain.

Bien que malade, ce marronnier donne à voir ses bourgeons, prémices de renouveau et de perpétuation.
Le dessin figure les embranchements contenus à l'intérieur d'un bourgeon de marronnier : les feuilles repliées dans ce germe préfigurent la forme déployée de l’arbre et permettent la croissance de tiges. On sait également qu'un bourgeon mis sous terre peut devenir racine d'un nouvel arbre.

La gestualité du graphisme transcrit le mouvement de croissance du bourgeon ; et sa prolifération rhizomatique dans le quartier redoublera les flux de transformations traversant cet espace en chantier.
Tel un processus biologique, ce dessin matriciel sera mis en croissance et en réseau, par sa multiplication numérique avec des agrandissements croissants, et par son extension à l'échelle du quartier grâce à la participation de publics dans un acte collectif.
Le dessin-source peut s'amplifier et s'agencer de multiples manières, et devient ainsi une matrice de jeux de multiplication, agrandissements, articulations, à l'image d'une croissance végétale et d'un chantier urbain dont les évolutions ne sont pas pleinement prévisibles.
En procédant par découpage et assemblage des impressions du dessin, le jeu de fragmentation et de mise en lien rejouera aussi certains principes de la conception urbaine du quartier (mosaïque de fragments et liaisons).

Cette activation du dessin met en acte un maillage social et donne à voir les transformations de l'éco-quartier : cette appropriation visuelle et gestuelle permet aux habitants de se "rapprocher" (physiquement, intellectuellement et psychologiquement) de cette zone auparavant peu connue et qui est destinée à devenir un espace de vie et d'habitation.

Le dessin du bourgeon lui-même bourgeonne et participe du bourgeonnement du quartier en construction.
Et la résidence pose les premières pierres de ce projet artistique qui continuera de bourgeonner sur toute la durée du chantier.