STRATI 1, 2019
Série, pierres de gneiss marouflées de papier imprimées du dessin Schiste argileux (Sion), dimensions variées
Après une résidence en Suisse (La Ferme-Asile, Sion) ; en préparation du parcours Chantiers Port-de-Bouc–Cahors–Loupian

 

Notes en résidence / La Ferme-Asile, Sion, Suisse : « Dessins d'air et de lumière sur les pics enneigés, effluves de pierres, le graphisme des flots. Des bâtisses médiévales aux angles tranchés qui s'empilent et s'enchevêtrent, tels des reliefs escarpés. La perdition de l'espace orthogonal dans les glaciers qui s'arrachent et se soulèvent. Des roches éclatantes qui s'effritent, sans les toucher. Arracher ainsi d'un mur, en lisière de Sion vers ses bisses, une argile pétrifiée qui se délite. Rendre ses strates infimes dans le processus du trait qui cherche et hésite. Insister, reproduire, entasser et étaler, recouvrir. Du fragment à l'environnement. Un espace friable, sans effondrement. La force du tourbillon, entre fleuve et air, au nom non élucidé, qui sert ici de point de repère. Et puis des pierres peut-être comme des nuages échoués. Et si le lourd était léger. Et inversement. La densité en apesanteur. »

 

Parcours Chantiers : La finesse du plan et la matière qui émerge ou regimbe, l'érection de bâtisses et le constat de la brisure, l'ajout et la perte, l'élévation et l'excavation, la puissance et le manque. Des chantiers de construction qui génèrent démolition et déchets, à la lisière de la ruine ; des chantiers de fouilles archéologiques qui construisent par recomposition syntaxique de fragments. Le dessin comme procès, entre projet et reste. Si la ruine trouverait analogie dans un texte lacunaire (M. Makarius), bâtir – sans y parvenir – la forme d'une écriture du chantier.

 

 

CONTEXTE / Suisse - Glacier d'Aletsch - Mur de schiste s'effritant, à la lisière de Sion

 

 

DESSIN-MATRICE / Schiste argileux (Sion), 2018, dessin et écriture, crayon et encre sur papier, 21 x 29,7 cm

Détail